Psychologie clinique en Aquitaine

En psychologie, la démarche clinique consiste en une attention particulière portée à l’individu dans la singularité de ses troubles, souffrances, difficultés, malaises qui l’amènent à consulter, dans l’espoir de retrouver davantage de liberté d’agir et de penser. Contactez moi pour en savoir plus sur la psychologie clinique dispensée en Aquitaine, et selon vos besoins partout en France et dans les DOM-TOM.

La démarche clinique

Michel Brioul Consultant - PRIGONRIEUX - La cliniqueLa clinique suppose que l’on accueille l’expression du Sujet, en référence à des connaissances, à des outils théoriques, certes indispensables, mais qui demeurent ouverts et accessibles à l’enseignement même du patient et des signes qu’il délivre dans cette relation particulière.

La clinique peut aussi être considérée comme une recherche d’élucidation des sens dans toutes les acceptions de ce mot :

  • Le sensible, c’est l’attention portée aux sensorialités, à leurs fonctions, leur intégration, leur acuité ou leurs appauvrissements éventuels, mais aussi aux plaisirs (la sensualité) ou aux douleurs que le corps procure et qui manifestent leurs prolongements dans la dynamique psychique.
  • L’orientation qui marque l’objectif, la projection dans l’avenir et la mémoire du passé, la souvenance qui situe chacun dans son historicité, tel qu’elle l’inscrit dans la dynamique de sa vie singulière et relationnelle. Cette considération met également l’avenir en perspective en s’attachant à ses dimensions d’espérance et de construction de projets.
  • La signifiance aussi qui implique la sémiotique, gestuelle de communication, puis le langage, qui manifeste l’entrée du Sujet dans la symbolique, la culture et donne à l’expression, aux mots et aux dires, toute l’importance attachée à la communication et aux échanges verbaux.

La psychothérapie

La psychothérapie consiste en un travail d’élaboration, de décryptage et de recherche de sens des expressions comportementales, sociales, affectives, etc. (symptômes) qui traduisent les difficultés psychiques d’une personne. La visée thérapeutique de ce travail est de tendre vers une amélioration du vécu de la personne en réduisant les souffrances et le caractère invalidant de leurs manifestations dans la vie quotidienne.

La psychothérapie s’appuie sur :

  • Des références théoriques : elles constituent l’étayage conceptuel qui oriente les modalités du travail et la trame explicative selon laquelle le praticien élabore les hypothèses de compréhension de ce qui se dit, se déroule ou s’exprime dans les interactions de la cure.
  • Les miennes sont psychanalytiques, c'est-à-dire qu’elles s’alimentent des notions proposées par Sigmund Freud et ses successeurs, en particuliers ceux de l’école anglaise, à la suite de Mélanie Klein, tels que Winnicott, Willfred Bion, Donald Meltzer, etc.

Elles impliquent la prise en considération :

  • De l’existence de processus inconscients : les comportements, attitudes et discours sont conditionnés non seulement par la raison mais aussi (et surtout) par des motions sous-jacentes, inconnues du Sujet et sur lesquels la pensée n’a pas de prise : c’est l’élucidation de ces processus qui contribue à aider le patient à se libérer de ses difficultés.
  • De la dimension dite transférentielle des processus thérapeutiques : c'est-à-dire que les interactions relationnelles qui se tissent lors de la thérapie sont à comprendre comme l’écho des relations réelles qu’a construit le sujet avec ses proches (parents, fratrie, amis, enseignants, etc.).
  • Ces ancrages conditionnent les fonctionnements affectifs actuels. Le travail thérapeutique consiste à éclairer d’un jour nouveau (sur lequel focalisent les interprétations du thérapeute) la dynamique de ces liens passés, afin d’aider le patient à mieux les appréhender et éventuellement à se libérer des entraves qu’ils peuvent constituer.
  • De la réalité inéluctable d’une dynamique individuelle : aucun signe n’est réductible à une symbolique universelle. Chaque signe, évocation, association ne peut être compris que comme strictement lié à une logique spécifique à l’individu et ne peut en aucun cas être référé à une lecture générique : ainsi en est-il par exemple des rêves qui ne peuvent être interprétés que dans la dynamique d’une signification propre au patient et à son cursus personnel et thérapeutique.
  • Un processus de mentalisation : afin de mieux maîtriser les processus émotionnels, pulsionnels et inconscients, un travail de représentation mentale est nécessaire : il s’agit de transposer le réel éprouvé, dans les registres sémiotiques (repérage des signes de la souffrance et/ou des difficultés), imaginaires (constructions métaphoriques figurées) et symboliques (mise en mots, distanciation verbale) : dans le travail thérapeutique ces instances tendent à trouver un équilibrage.
  • Ce processus passe par des médiateurs, des vecteurs qui sont les outils proposés par le thérapeute en fonction de sa formation, de ses ancrages et références conceptuelles et/ou de ses orientations théoriques. Traditionnellement, il s’agit surtout du langage verbal, de l’expression graphique ou des médiations corporelles.

Pour ma part :

  • La verbalisation reste centrale, sous forme d’échanges libres, d’associations d’idées, éventuellement ponctuées par les interprétations qui s’imposent. Ces interactions langagières sont menées par le patient qui puise son discours dans sa vie quotidienne et ses avatars, dans ses relations, dans ses rêves et fantasmes… Le psychothérapeute entend ces récits et fonde des hypothèses qu’il peut alors répercuter au patient en les lui soulignant ou sous forme d’interprétations, donnant sens aux émotions, les débarrassant d’une part de leur « toxicité » psychique et les rendant ainsi mieux assimilables par le Sujet et mieux supportables. Peu à peu, le patient acquiert une capacité autonome à gérer ses émotions et affects traumatiques.
  • Les médiations corporelles sont également importantes, en particulier la relaxation psychothérapique : il s’agit de proposer l’expérience d’un état de conscience modifiée grâce aux éprouvés corporels relâchés, déconnectés du réel actuel, afin d’accéder plus facilement aux données issues de l’inconscient, rendues plus abordables par la levée des résistances, ainsi obtenue.
  • Une compétence du praticien, reconnue : nul ne peut se prétendre psychothérapeute de son propre chef ou par la simple reconnaissance de ses « pairs »… Une solide formation est nécessaire car ce travail exige rigueur et connaissance approfondie des fonctionnements psychiques, ainsi qu’une expérience personnelle conférant au thérapeute la capacité de maîtrise de ses propres émotions. Depuis peu un texte de loi régit l’exercice de la profession : il s’agit de l’amendement Accoyer, en vigueur depuis Mars 2004.

Pour plus d’informations, contactez mon cabinet de psychologue clinicien à Prigonrieux en Aquitaine

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